30 Juin 2018
L’indice glycémique (IG), est la méthode pour classer les hydrates de carbone (glucides) en fonction de l’effet qu’ils exercent sur le taux de sucre dans le sang. Un aliment vite digéré et absorbé par l’organisme a un IG élevé parce qu’il augmente rapidement la glycémie. Au contraire, un aliment qui se digère lentement et met du temps à être absorbé par l’organisme a un IG faible.
Facteurs influençant la valeur de l’IG
Les aliments possèdent de l'amylose et de l'amylopectine en proportion différentes.
Exemples : Ainsi le blé comprend environ 25% d'amylose et 75% d'amylopectine et a donc un IG haut. A l'inverse les légumineuses contiennent entre 30 et 60% d'amylose et ont donc un IG plus bas.
Selon la nature de l’aliment, le type d’amidon ou la proportion entre ces deux formes varient.
Par exemple l’IG* de la farine de blé est de 85 alors que celui des lentilles est de 30.
La variété de l’aliment glucidique peut également influer sur la valeur de l’IG : le riz basmati présente un IG plus faible que celui du riz long standard du fait d’une proportion variable entre les deux formes d’amidon.
Exemple : il vaut mieux privilégier le fruit au jus de fruit , même frais pressé : en effet, lorsqu’on presse une orange, ce sont justement les fibres restant dans le presse-agrumes ou avec la peau du fruit qui permettent de réduire l’index glycémique.
Faire attention surtout au repas du matin où la réponse insulinique aux aliments choisis est intense et se répercute même sur le reste de la journée.
La cuisson augmente l’index glycémique de l’aliment en solubilisant davantage l’amidon présent.
Exemple : la cuisson des pâtes « al dente » IG plus bas que celles trop cuites.
Le refroidissement des aliments affecte aussi l’amidon de l’aliment, c’est à dire un retour (plus ou moins important cependant) à la structure moléculaire antérieure. Le phénomène de rétrogradation augmente d’ailleurs avec le temps et avec la diminution de la température.
Par ailleurs il est bon de savoir qu’un amidon rétrogradé qui est réchauffé perd une partie de son pouvoir de gélatinisation. Une fraction (10% environ) de l’amidon rétrogradé devient thermorésistant, ce qui tendrait à montrer que le réchauffage d’un glucide après le stockage au froid, contribuerait à en abaisser l’index glycémique.
Exemple : il est intéressant de savoir que des lentilles vertes froides (a fortiori si elles sont restées 24 heures au frigo) ont un index glycémique encore plus bas que fraîchement cuites (entre 10 et 15). Car plus l’amidon d’origine est riche en amylose, plus le phénomène de rétrogradation est efficace.
Le soufflage des céréales : le procédé industriel l’extrusion, permettant d’obtenir un produit léger, soufflé et croustillant. Or, en augmentant le volume de l’aliment, l’extrusion est responsable d’une augmentation de la surface d’attaque des enzymes de l’organisme permettant de digérer les glucides : il s’en suit donc une augmentation importante de l’index glycémique. La présence de sel augmente l’index glycémique.
Mécanisme: Ils ralentissent la digestion et l’absorption des aliments.
Exemple: Vinaigre, jus de citron et fruits acides abaissent l’indice glycémique.
Donc le conseil général est d’éviter les produits transformés au profit de glucides complexes à faible Indice Glycémique comme les légumineuses et produits céréaliers semi-complets ou complets et bio.
(Source : magazines sur le diabète et santé au quotidien et livres sur IG)